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Au début d’Internet et la mise en réseau des ordinateurs, nos vies entament leur numérisation. Une nouvelle économie naissait : celle de la donnée. À l’ère de l’exposition de soi, préserver sa vie privée devient de plus en plus compliqué.

1993 : Les cypherpunks.

Groupe d’activistes de la région de la région de San Francisco ils promeuvent un chiffrement fort. Pour eux, la liberté est un droit non-négociable et Internet vient entraver ce dernier.

En 1993 Eric Huges écrit : “À l’ère électronique et dans une société ouverte, la vie privée est indispensable. Nous ne pouvons attendre des gouvernements, entreprises ou tout autres grandes organisations qu’ils nous accordent gracieusement les moyens de sauver notre vie privée.

Les cypherpunks écrivent du code, nous savons que quelqu’un doit élaborer les logiciels pour protéger la vie privée, et nous allons nous en charger.”

Les cypherpunks pensaient que l’on pouvait uniquement s’exprimer librement si notre anonymat est préservé. Partant du principe que si l’on peut surveiller l’argent des gens, on a connaissance de tout ce qu’il y a à savoir sur eux. Pour eux, la cryptographie permettait de nouvelles libertés, comme la liberté de communiquer ou celle d’envoyer de l’argent. Pour eux, celui qui contrôle les échanges, contrôle la liberté. Internet devenant une immense interface d’achat, il lui fallait sa monnaie et vite, infalsifiable et sans intermédiaire.

La monnaie d’internet.

La double dépense. L’information numérique est facile à copier. Si on a une forme d’argent numérique, comment peut-on s’assurer que cette monnaie n’est dépensée qu’une fois ? 

Quand nous donnons un billet de banque à quelqu’un, vous ne l’avez plus. Mais dans l’univers numérique, on peut donner une copie d’un fichier, une copie parfaite, in- -différenciable de l’original, tout en gardant cet original. Quand nous donnons un billet de banque à quelqu’un, vous ne l’avez plus. Résoudre le problème de la double dépense est le moyen d’empêcher la contrefaçon sur le réseau et de rendre le “copié-collé” obsolète. En inventant l’unicité numérique, une révolution est en marche. C’était technologique, très complexe à résoudre, c’est pourquoi ce problème a mis des décennies à arriver. Bitcoin est le fruit d’années de réflexion, d’acteurs passionnés et aussi d’un mouvement idéologique poussé par les cypherpunks. De nombreux projets n’ont pas abouti. L’une des principales raisons évoquées est que les cypherpunks voulant créer une monnaie numérique, connaissaient la cryptographie, mais ignoraient comment fonctionnait l’argent. Satoshi Nakamoto, lui, connaissait le système monétaire.

2008 : La crise 

Lehman Brothers fait faillite, il y a des plans de sauvetage, c’est une énorme période de stress mondial. Le système financier s’écroule, la création monétaire, un tissu d’algorithmes opaques, de codeurs sous-traitants. L’opposé de ce que Satoshi Nakamoto créait depuis 1 an et demi, un monde mathématique ordonné, universel, ouvert, transparent et anonyme. En résolvant la double dépense, Satoshi Nakamoto a réussi à créer sa monnaie numérique. Le Bitcoin est prêt.

Satoshi à d’abord diffusé le White Paper (Livre Blanc) du Bitcoin à une liste de cryptographes incluant des cypherpunks. Le 31 octobre 2008, il publie le White Paper de Bitcoin sur le site bitcoin.org dont il a acheté le nom de domaine quelques mois avant. Satoshi attendait ce moment. En effet, il semblerait qu’il ait achevé Bitcoin un peu avant, mais il attend le paroxysme du désespoir sur les marchés financiers.

Les débuts de Bitcoin

Les premières réactions des gens sont la moquerie. Ils pensent que c’est une blague, que ça ne marchera jamais. Peu de temps après Satoshi publie le code. Dedans, il reprend un titre du”Times” : “ Le chancelier britannique vers un deuxième sauvetage des banques.” Il affirme alors sa position agressive anti-banques, anti-banques centrales et anti-gouvernements.

Satoshi écrit que le principal problème de l’argent est la confiance. Il faut avoir confiance dans les banques, dans les processus de paiement. Bitcoin supprime cette obligation de confiance.

À ses débuts, le programme Bitcoin réclame beaucoup d’attention. Bien que plusieurs personnes travaillent désormais dessus, il reste une proie facile. Bitcoin n’est pas parfait dès le départ, il a des « bugs ». En tant que réseau, ce dernier aurait facilement pu être anéanti par des assaillants très motivés. Par chance, cela ne s’est pas produit. Les gouvernements et la plupart des gens ne voyaient pas Bitcoin comme de l’argent réel, et beaucoup de gouvernements le pensent encore.

Comment attribuer de la valeur au Bitcoin.

Au départ, la valeur du Bitcoin est indexée sur son prix de revient. 1$ pour 1500 Bitcoin. Fin 2010 et en 2011, sur des forums, des gens écrivaient, j’ai 10 000 Bitcoin à vendre et cela se vendait pour 10 dollars. Le Bitcoin n’est pas devenu une monnaie dès le départ. D’ailleurs aujourd’hui, nous pouvons plus le concevoir comme une monnaie en devenir, que comme une réelle monnaie. Ce qui fait qu’un actif devient une monnaie n’est pas que les gouvernements l’acceptent et déclarent qu’elle devient une monnaie, mais c’est la masse qui choisit de l’utiliser pour ses transactions.

Laszio a posté sur le forum bitcointalk : “J’aimerais acheter des pizzas pour 10 000 Bitcoins”

Et quelqu’un à répondu : ” D’accord ! File-moi ton adresse et je t’envoie une pizza.” Le tout premier achat est réalisé, deux pizzas, pas de drogue, pas d’armes. On pouvait utiliser le Bitcoin comme une monnaie banale, quotidienne et autonome, sans nécessiter de garantie extérieure.

Comme dit précédemment la monnaie repose sur la confiance de ses utilisateurs. Mais la question est : « sur quoi repose cette confiance ? ». Pour les monnaies actuelles, on a confiance en elle, car elles sont émises par l’État, on peut payer nos impôts, et l’État garantit une sorte de monopole de cette monnaie.

Pour comprendre Bitcoin, il faut d’abord se demander pourquoi les gouvernements contrôlent l’argent, d’où vient l’argent, et également pourquoi le système actuel est cassé, pourquoi la monnaie fiduciaire ne fonctionne plus, pourquoi ils peuvent imprimer des milliards de dollars pendant le covid.

Bitcoin au grand jours

En 2010 le site WikiLeaks, site internet qui publie des documents top secret, dévoile des centaines de documents Américain sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Certains sont très compromettants comme la vidéo d’un hélicoptère apache qui tue par erreur deux photographes. Différents gouvernements ont fait pression pour que Paypal, Visa et d’autres prestataires de paiement bloquent les transactions vers ce site qui était vu comme “dangereux”. WikiLeaks s’est donc tourné vers Bitcoin pour accepter des dons. Cela devient une preuve que Bitcoin peut être utilisé sans permission. Personne ne peut prendre votre argent ou empêcher que l’on vous en envoie.

Pour Bitcoin, il aurait été bon d’attirer l’attention d’une autre manière. WikiLeaks à donné un grand coup de pied dans la ruche et désormais l’essaim se dirige vers Bitcoin. Le coup de projecteur était énorme mais aussi prématuré. Satoshi craignait que le projet Bitcoin ne survive pas à une attaque gouvernementale.

Bitcoin n’a aucun parti politique. C’est un réseau libre, sans permission, pour stocker et déplacer de la valeur. La blockchain, le registre qui gère les transactions en Bitcoin est un registre transparent et accessible à tous, mais vous pouvez entrer un pseudonyme plutôt que votre identité réelle. L’utilisation de Bitcoin dérive alors pour un usage illégal et se fait encore connaître du public dans des conditions peu favorables. Les chaînes de télévision font de nombreux reportages sur les marketplace illégales où on trouve des armes et drogues.

Satoshi n’avait pas créé le Bitcoin pour protéger les criminels, mais pour rendre les transactions autonomes, libres. 

La disparition de Satoshi

En février 2011, le Bitcoin atteint 10 dollars, nous sommes déjà loin des 1 $ pour 1500 Bitcoin. Quelques mois plus tard, en juin 2011, il atteint les 30 dollars.

C’est à ce moment-là que Satoshi choisit de prendre ses distances. Plus de posts publics,  il échange quelques mails avec ses développeurs, mais c’est tout. Sa disparition s’est produite après que Gavin Andresen lui ait écrit un mail lui indiquant que la CIA lui avait demandé une présentation sur le Bitcoin et qu’il avait accepté. Satoshi n’a plus jamais écrit d’e-mail. Gavin ne connaissait rien de lui, mais il a quand même coupé les ponts, il ne voulait prendre aucun risque. À ce stade, le programme Bitcoin n’a plus besoin de Satoshi, il est assez solide pour se déployer et remplir sa fonction.

La disparition de Satoshi ne fait que renforcer le Bitcoin. Le fait qu’il n’y ait pas de responsable derrière le projet fait qu’il est moins vulnérable. On ne peut poursuivre, condamner ou mettre en prison personne parce qu’il a lancé Bitcoin.

Finalement, de Satoshi, nous ne savons pas grand-chose. Il est anglophone, par moment, il utilise l’orthographe britannique. Les heures de ses posts sur les forums indiquent le fuseau horaire dans lequel il pourrait vivre. C’est tout ce que l’on connaît sur lui.

De nos jours, on ne sait même pas si Satoshi est une personne ou un groupe de personnes.

Le minage et la blockchain Bitcoin

Il y a une intuition qui est révolutionnaire, c’est d’avoir décidé qu’on allait faire payer le coût d’entretien du système en le rémunérant avec la monnaie du système. Bitcoin est le nouvel or, de l’or numérique. Comme l’or, la quantité de Bitcoin est limitée. Comme l’or plus il y a de chercheurs plus il est dur d’en trouver.

C’est quoi « miner » ? Grande question. C’est une industrie, une philosophie, mais c’est surtout la clé de voûte de la technologie Bitcoin. Le Bitcoin est un système monétaire, donc on possède de l’argent ou l’on envoie. Généralement, au niveau informatique cela prend la forme d’une base de données. Cette dernière recense qui possède combien d’argent. Si quelqu’un envoie de l’argent, on modifie la base de données. Dans un système décentralisé comme celui de Bitcoin, chaque participant à l’écosystème conserve une copie de la base de données. Si quelqu’un veut faire une transaction et donc modifie la base de données, il doit se coordonner avec les autres pour que chacun accepte la transaction et qu’elle puisse être validée. En ce sens, il devient plus difficile de pirater 20 milles ou 100 milles ordinateurs si l’on veut modifier une partie de cette base de données que de pirater un seul ordinateur bancaire.

Par exemple, si je décide de vous envoyer un Bitcoin, cela va créer une transaction qui va être placée dans un groupe de transaction. Derrière, il y a un groupe de personnes de la communauté que l’on appelle des mineurs qui vont “piocher” dans ce groupe de transaction en attente et qui vont constituer un bloc. Ensuite, ces mineurs vont tous être en compétition pour valider ce bloc de transaction. Le réseau crée une sorte d’énigme mathématique très complexe qui demande une forte puissance de calcul. Cette énigme doit être résolue par un mineur pour faire avancer la Blockchain et créer de nouveaux block. Le seul choix pour résoudre cette énigme est de tester toutes les combinaisons possibles. Celui qui réussit plus vite que les autres gagne donc cette compétition et est récompensé en Bitcoin. Une fois ces étapes réalisées, vous recevrez le Bitcoin que je vous ai envoyé.

La Blockchain Bitcoin répertorie toutes les transactions, et ce, depuis l’origine. Elle existait avant Bitcoin, c’est une très vieille idée qui veut qui si chaque information est liée à l’information précédente et qu’on est en mesure de remonter toute cette chaîne, on obtient une solidité certaine. Nous pouvons comparer un peu cela à l’art. Depuis le 16e siècle, on sait que des tableaux sont sortis de l’atelier de X, ont été vendus à Y puis achetés par Z, etc..

Ce qui fait que l’on obtient des transactions sécurisées, et que pour modifier une seule transaction, il faudrait pouvoir modifier toutes celles effectuées sur des milliers d’ordinateurs.

Et par ce processus, on obtient de la confiance, sachant que personne n’a confiance en l’un ou en l’autre et que l’on vérifie toutes les transactions plusieurs fois par plusieurs personnes. On peut se fier au résultat de la blockchain, car il est vérifié par des milliers d’ordinateurs et il est difficile de mentir sur le réseau Bitcoin.

Le Bitcoin ne dépend alors pas de personnes. Pas de banques centrales. Il repose sur ses participants. Une base de données transparente et inattaquable.  

L’ascension du Bitcoin

En 2013, le Bitcoin passe de 10 $ à 1 000 $, soit multiplié par 100. En mars, quand le prix atteint 260 $, ils sont 100. La valeur du Bitcoin devient hors de contrôle. Sur les plateformes d’échange, le jeu de la spéculation en fait un objet avec une extrême volatilité. Un jour, vous pouvez vous acheter une pizza et le lendemain une voiture de sport. Le Bitcoin a été mentionné au Congrès, des entreprises levaient des fonds pour développer des services… Le fait que Bitcoin atteigne 1000 $ a scotché tout le monde.

La confiance s’érode de plus en plus. Et plus elle disparaît, plus les monnaies aptes à garder de la valeur prennent les devants. Les émissions de Bitcoin diminuant avec le temps font qu’un jour, elles cesseront totalement pour atteindre le cap des 21 millions de Bitcoins. Nos monnaies, aujourd’hui, peuvent être émises sans limite par les banques centrales et sans contrôle de la population. Finalement, quel est l’intérêt de cette monnaie ? Par exemple, pourquoi continuer à payer des impôts alors que l’on peut créer de la monnaie sans limite.

On estime qu’entre 2009 et 2010, Satoshi Nakamoto aurait miné 22 000 Blocks et gagné près de 1,1 millions de Bitcoins. Il serait donc une des personnes les plus riches au monde, anonyme… Il existe un grand mystère. Le premier million de Bitcoin qui a été miné n’a pas bougé depuis le début. Quand on y pense cela est assez fou, quelqu’un a bâti une fortune sans jamais y toucher. Ce million de Bitcoin est une fortune pour Satoshi, mais en le déplaçant, il signe la fin de son anonymat. 

Le Wallet Bitcoin

Un portefeuille Bitcoin appelé Wallet est comparable à un compte bancaire, mais que vous contrôlez vous-même. Vous avez un accès que vous ne partagez avec personne, votre clé privée. Cependant, vous pouvez donner la clé publique qui permet de montrer combien de Bitcoin vous avez et de recevoir un virement. La clé privée, elle, vous permet d’ouvrir votre portefeuille et d’envoyer des fonds. Ce qui est intéressant, c’est que sans cette clé privée personne n’a accès à vos Bitcoins. C’est aussi un bien pour un mal. Si vous perdez cette clé, vous perdez vos Bitcoins à jamais.

Dans un système décentralisé, il n’y a aucune entité centrale à qui on doit se fier. Il y a des pour et des contre. Vous êtes seul maître de vos monnaies, mais vous ne pouvez pas écrire à un service client pour vous aider.

L’émergence des cryptomonnaies

Avec l’explosion de la demande pour de nouvelles formes d’argent, de nombreuses cryptomonnaies s’inspirent de Bitcoin et lancent leur propre token.

Les gens voient le prix du Bitcoin exploser et se disent “J’ai vraiment raté le coche. J’aurais dû en acheter !” Et ils cherchent la prochaine bonne affaire pour investir en espérant avoir la même hausse qu’avec le Bitcoin. Ces derniers sont la cible rêvée des altcoins.

Plus rapide, plus anonyme, moins énergivore, tout le monde souhaite recréer le Bitcoin, mais en mieux et au passage répliquer l’ascension vertigineuse de son cours. Début 2018, la capitalisation globale des cryptomonnaies s’élevait à 800 milliards de dollars.

En 2017 et avant, en 2014, de nombreux systèmes concurrents sont apparus, tentant de reproduire la magie du projet Bitcoin. Certains tentaient sincèrement de faire quelque chose de nouveau, mais beaucoup d’autres tentaient frauduleusement de surfer sur l’enthousiasme ambiant sans rien inventer.

Avec le Bitcoin, on ne peut pas faire des milliers de transactions par seconde et l’on ne peut pas programmer les transactions de manière très sophistiquée. Les autres crypto-monnaies ont essayé d’améliorer ces aspects de leur côté. Cependant, elles ont dû faire des concessions en termes de niveau de sécurité, complexité, car on ne peut gagner sur tous les tableaux.

Durant cette période, tout le monde créait son propre altcoin, le lançait, imaginait des algorithmes de minage. Tout le monde avait sa monnaie. D’innombrables projets inutiles voient le jour… Certains avaient même inventé un système de levées de fonds en crypto-monnaies, pour créer de nouvelles crypto-monnaies, les Initial Coin Offering (ICO). En vulgarisant, cela correspond à du crowdfunding, mais sur la blockchain et en cryptomonnaies.

En 2014 durant l’ICO d’Ethereum, 1 Bitcoin, qui à l’époque valait 200e, vous permettait d’obtenir 2000ETH en échange.

À cette période, la bulle des ICO est à son apogée. Toutes les start-ups qui avaient des problèmes de financement essayaient de “pivoter”.

Si avec Bitcoin, la confiance est décentralisée, incarnée dans un programme à toute épreuve et autonome pourquoi ne pas le faire avec tous ? Immobilier, assurance, finance, le potentiel semble infini.

En 2019, celui qui achevait la vie privée sur Internet, Mark Zuckerberg, voulait lui aussi en être. Facebook lance donc Libra, sa propre cryptomonnaie.

Après l’une des plus puissantes entreprises mondiales, l’un des États ayant le plus de contrôle sur la vie privée commence à développer sa propre monnaie numérique… La banque centrale chinoise possède ses actifs numériques, mais tout comme Libra le terme crypto-monnaie n’est pas adapté. Ces monnaies ressemblent seulement en apparence au Bitcoin et ont seulement le côté numérique en commun, mais elles sont centralisées, à l’opposé de ce que propose Bitcoin.

La valeur des données personnelles. 

Les États accélèrent leurs projets de monnaie numérique de banque centrale émise contre des dettes toujours aussi centralisées, rien de bien nouveau. En se numérisant, le cash va perdre sa caractéristique fondamentale, l’anonymat.

Les données personnelles de nos jours ont énormément de valeurs, mais peu de personnes en ont conscience. On utilise de nombreuses applications, on interagit, on like, swipe, tweet, on partage, on poste et pourtant on ne gagne rien financièrement alors que les entreprises qui fournissent ces services s’enrichissent grâce à ça. Avec sa monnaie centralisée stable et adossée à des monnaies gouvernementales, Facebook n’allait pas révolutionner les échanges, juste les monétiser… Un des moyens de paiement qui est en train de prendre de l’importance en Europe et qui est depuis un long moment présent en Asie et notamment en Chine est le smartphone. En occident, nous avons d’un côté, Facebook, Whatsapp, les comptes bancaires, les abonnements à des journaux ou encore des applications de streaming… Le modèle chinois, c’est d’avoir tout regroupé. Ce qui veut dire très concrètement, un accès à l’ensemble de la vie des personnes qui est rendu possible par le fait que tout est dématérialisé et laisse donc une trace électronique. Ces traces sont entre autres utilisées pour définir ce que les Chinois appellent un score social qui est une note établie à partir de toute une série de comportements, notamment les comportements d’achat. Les résultats à ce score ont des effets très concrets sur votre vie de consommateur. On voit alors clairement un risque très important sur la vie privée si ces outils sont utilisés à des fins de surveillance. 

Conclusion

La disparition de Satoshi Nakamoto fait qu’il n’existe aucune figure d’autorité, vers laquelle se tourner. Cela crée une indépendance et une valeur pour le réseau Bitcoin que d’autres protocoles n’ont pas, car on connaît leur fondateur. Il y a 12 ans, Bitcoin c’étaient quelques personnes autour d’un White Paper lançant un protocole. Aujourd’hui Bitcoin, ce sont des milliers de nœuds, des mineurs, des centaines de milliers de personnes qui possèdent du Bitcoin et surtout des entreprises qui investissent dans Bitcoin en achetant des grandes quantités estimant que c’est un investissement pour l’avenir. La prochaine grande étape est l’adoption en masse par les consommateurs.

De mon point de vue, nous sommes toujours au début du Bitcoin et il ne s’est encore rien passé, il est aujourd’hui difficile à utiliser, et compris par une petite partie de l’humanité, mais cela va changer le monde à mon sens.

En lisant ces lignes, j’espère vous avoir appris de nouvelles choses et vous avoir aider à mieux comprendre ce qu’est le Bitcoin.